TERRE SAINTE ! Le Patriarche Latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal au chevet des blessés de Gaza

Publié le par Patrice Sabater

JERUSALEMDe retour à Jérusalem après trois semaines de visites aux Etats Unis, le patriarche latin de Jérusalem Mgr Fouad Twal s’est précipité au chevet des blessés de la Bande de Gaza accueillis dans des hôpitaux de Jérusalem, le mercredi 30 juillet 2014.

Eloigné géographiquement du conflit de la Bande de Gaza depuis son commencement, Mgr Fouad Twal s’est cependant vite allarmé de la situation catastrophique en étant reçu notamment à la Maison Blanche par le chef de cabinet et conseiller du président Obama. Il confie que « [sa] peine est aggravée par le fait d’être absent alors que des hommes et des femmes de [son] patriarcat souffrent ».

A son retour, il a tenu à aller rapidement au chevet des quelques blessés accueillis dans deux hôpitaux de Jérusalem, l’hôpital Français des sœurs de Saint Joseph, et l’hôpital islamique Al-Makassed situé sur le mont des Oliviers, à défaut de pouvoir se rendre dans la bande de Gaza où la petite paroisse catholique, comme tout le reste de la population de Gaza, a besoin de soutien physique et moral pour se relever du deuil, de la guerre et de la pression sur les populations menée tant par l’armée israélienne que par le Hamas. « Autant ma désolation et ma peine sont grandes, autant ma joie est grande de voir ces témoignages de solidarité et de charité auprès des religieuses qui ont accompagné les enfants de Gaza à l’hôpital ».

Ils sont peu de blessés accueillis à Jérusalem en comparaison du très grand nombre de blessés dans la bande de Gaza qui sont, selon certaines sources, plus de 7000. Mais la plupart des personnes hospitalisées n’ont pas plus de 20 ans. Bébés, enfants et adolescents souffrent de graves traumatismes qui les handicaperont sans doute toute leur vie s’ils parviennent à s’en sortir. « C’est la conclusion d’un massacre, se désole le Patriarche. Des civils innocents, des mères avec leurs enfants, leurs bébés, qui n’ont rien à faire dans la politique ».

Touché par cette visite, par les regards perdus et éteints des familles ou des blessés, Mgr Twal pense aussi à l’avenir à travers deux questions : « Pourquoi tant de violence aveugle ? Et que feront ces blessés à la sortie de l’hôpital ? ». En effet, la plupart n’ont plus rien à Gaza, tout est détruit. Ils n’ont pas non plus de carte de séjour. Leur avenir est inconnu.

Enfin, c’est un appel à la solidarité internationale que lance le Patriarche latin de Jérusalem. De nombreuses aides avaient permis déjà de rebâtir plusieurs habitations. Désormais ces maisons sont endommagées ou détruites, le drame se répète. Alors les besoins sont grands et urgents.

Source: LPJ.org - Pierre Loup de Raucourt

31 Juillet 2014