deux religieuses palestiniennes de Terre Sainte bientôt canonisées

Publié le par Patrice Sabater

La Bienheureuse Marie-Alphonsine Danil Ghattas (1843-1927), palestinienne, béatifiée le 23 novembre 2009. Elle est fondatrice des Soeurs du Rosaire de Jérusalem, Congrégation formée de femmes de Terre Sainte, axée sur l'enseignement, pour vaincre l'analphabétisme et améliorer la condition de la femme.

La Bienheureuse Mariam de Jésus Crucifié – au siècle : Mariam Baouardy – (1846-1878), religieuse carmélite palestinienne.

 

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Samedi 6 décembre, le Pape François a autorisé la promulgation du décret reconnaissant un miracle attribué à une religieuse française, Jeanne Émilie de Villeneuve, et à deux religieuses de Terre Sainte, Marie-Alphonsine Ghattas et Mariam Bawardi (ou Baouardi).

MARIE-ALPHONSINE DANIL GHATTAS

La Bienheureuse Marie-Alphonsine Danil Ghattas (1843-1927), née à Jérusalem, est la cofondatrice de la congrégation des Sœurs du Rosaire vouée au travail pastoral, puis plus tard à aider les personnes âgées et les jeunes enfants, à servir les plus pauvres, mais aussi à lutter contre la pauvreté morale.

MARIAM BAWARDI

La Bienheureuse Mariam Bawardi (1846-1878) est née dans une famille chrétienne du village d’Ibillin, en Galilée. Elle a 3 ans quand ses parents meurent et est confiée à un oncle qui l’emmène peu après en Égypte. À 13 ans, résolue à se donner au Christ, Mariam refuse un mariage arrangé et s’enfuit. Gravement blessée par un musulman, elle est miraculeusement soignée.

Guérie, elle travaille comme domestique à Alexandrie, Jérusalem, Beyrouth, et enfin Marseille où, en 1865, elle entre chez les Sœurs de Saint-Joseph de l’Apparition. Mais ses songes, ses visions, extases, stigmates gênent ses supérieures qui préfèrent l’orienter vers une vie plus contemplative. Elle entre au Carmel en 1867 au Carmel de Pau comme "Soeur converse"  , chargée des tâches matérielles, et prend le nom de Sœur Marie de Jésus-crucifié.

À 21 ans, Mariam en paraît 12 et restera désignée comme « la petite sœur ». Cela ne l’empêche pas de partir trois ans plus tard, avec cinq autres religieuses, fonder un carmel à Mangalore (Inde) : elle y prononce ses vœux définitifs. Sous la pression de ses supérieures qui ne comprennent pas ses dons mystiques, elle doit revenir au carmel de Pau en 1872.

Ce second séjour de trois ans voit s’étendre son renom de sainteté. En 1875, elle repart fonder un carmel à Bethléem. Comme elle parle l’arabe, elle guide les ouvriers du chantier : c’est en leur portant à boire qu’elle est victime d’un accident et meurt le 26 août 1878. Elle a été béatifiée en 1983.

La canonisation de ces deux religieuses de Terre Sainte devrait être célébrée dès 2015.

 

deux religieuses palestiniennes de Terre Sainte bientôt canonisées
deux religieuses palestiniennes de Terre Sainte bientôt canonisées