ISRAËL: Le Carmel de Nazareth fête la Bienheureuse Maryam sous le signe de la paix

Publié le par Patrice Sabater

Écrit le 29 août 2014 NAZARETH - le 27 août 2014. Comme chaque année, les Carmélites de Nazareth ont célébré la Bienheureuse Maryam Bawardy (1846-1878). Une messe présidée par le  Vicaire patriarcal, Mgr Giacinto-Boulos Marcuzzo, dans la chapelle du monastère. Une chapelle comble, car les amis de la Bienheureuse palestinienne sont toujours très nombreux en Galilée, sa terre natale.

L’aumônier du Carmel, Père Philipe Hourcade, scj, était présent, ainsi que les Frères Missionnaires de la charité contemplatifs qui ont assuré le service liturgique. Les chants ont été animés par la chorale des jeunes Salésiens et par les Carmélites. Etaient présentes également deux religieuses de Saint Joseph dont les familles de Qoraqosh ont dû tout quitter, la nuit du 6-7 août, et se réfugier au Kurdistan aux milieux d’innombrables peines et troubles indescriptibles.

Une messe pour la paix et la réconciliation en Terre Sainte et pour les chrétiens persécutés en Iraq, a annoncé l’évêque en début de cérémonie. La trêve en effet, a été signée le jour même de la fête de la bienheureuse.

L’homélie : le miracle et la paix

Lors de son homélie, l’évêque annonça tout d’abord deux nouvelles encourageantes : La dévotion, la renommée et les publications sur la bienheureuse « fleur de Galilée » sont toujours en progrès ; la cause du miracle pour la canonisation a déjà favorablement passé l’examen de la commission médicale romaine. L’examen du miracle doit seulement passer encore par deux commissions. Le miracle serait celui d’un bébé sicilien né avec le cordon ombilical autour du cou. Cela aurait dû, disent les docteurs, faire mourir l’enfant étranglé ou le laisser avec de graves infirmités pendant toute la vie. L’enfant a maintenant cinq ans et est en parfaite santé !

L’évêque passa ensuite brièvement en revue la correspondance de Maryam Bawardy, publiée par le Carmel de Bethleem , en s’arrêtant sur les écrits de la Bienheureuse sur la paix et la persécution, elle qui, l’on se rappelle, a dû souffrir beaucoup (on se rappelle, entre autres, l’incroyable épisode d’Alexandrie quand elle avait à peine 13 ans). Il arriva à deux conclusions : «Pour la Bienheureuse, la paix est un don de Dieu, il faut donc prier incessamment. C’est au fond la même intention proposée par le Pape François en vue de la rencontre de prière au Vatican avec les deux présidents, palestinien et israélien en juin dernier. Nous nous rappelons bien, d’ailleurs, de ce que dit le Saint pape Jean-Paul à la messe de béatification le 13 novembre 1983 : ‘’Elle n’a cessé de proclamer la paix et de rapprocher les cœurs”. Quant à la persécution, elle répète souvent que porter la croix et être persécuté fait partie de la vie chrétienne, nous devons y être continuellement disposés, si c’est la volonté de Dieu ».

La bénédiction ave les reliques des stigmates

La bénédiction finale de la messe a été donnée avec une relique authentique de la Bienheureuse, que garde précieusement le Carmel de Nazareth : un tissu blanc avec des traces de sang des stigmates que portaient Maryam Bawardy régulièrement chaque semaine.

A la fin de la messe, les participants ont échangé entre eux et ont partagé la réception que les « femmes de la miséricorde», un groupe de prière local, avaient préparée dans la cour du monastère; ils sont ensuite passés au parloir pour féliciter les sœurs et, immanquablement, demander leurs prières.

Source: LPJ.org

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