Fête de la Province Lazariste de Barcelona et Visite canonique (Espagne) - 27 janier 2015

Publié le par Patrice Sabater

Au jour de la Fête de la Conversion de l'Apôtre Paul, il est de tradition dans la Congrégation de la Mission (Pères Lazaristes) de faire mémoire du Sermon de Folleville; et donc de célébrer le jour de notre "fondation"... Cette année cette fête est tombée un dimanche. A Barcelone, en raison du "Jour de la Province" et de la Visite canonique, le Conseil provincial avait décidé de la reporter au 27 janvier.

Dans l'assistance nous comptions la présence de la Visitatrice des Filles de la Charité de la Province de Barcelone et telles ou telles autres soeurs, le Directeur Provincial des Filles de la Charité, des Pères Lazaristes de différentes communautés de la Province, des laïcs vincentiens en service dans notre communauté et paroisse, des jeunes missionnaires laïcs de MISEVI, des Dames de la Charité etc.)

Les participants s'étaient préalablement réunis autour de quelques brioches, jus de fruits et café. Ce temps a été suivi par un moment de prière dirigé par le Frère Francisco (Paco) Berbegal, cm. Après quoi, le Visiteur pronvincial, le Père Enrique Alagarda, cm, a présenté la journée, les Temps forts de la Province et de la visite canonique avant de céder la place au Vicaire Général de la Congrégation de la Mission, le Père Javier Alvarez, cm (Province de Madrid). Ce dernier a présenté durant 1h30 ce qui lui semblait être le coeur de "l'identité vincentienne". Une intervention simple et brillante avec des entrées très intéressantes. Nous essayerons de lui demander la copie de son intervention..., et nous vous la communqiuerons. La conférence terminée, nous nous sommes dirigés vers l'église paroissiale saint Vincent-de-Paul/Saint Sever pour y célébrer l'eucharistie présidée par le Père Javier.

Le temps des agapes et de la fraternité est venu clore ce temps de fête durant lequel la Famille vincentienne a célébré ses racines: Pères Lazaristes, Filles de la Charité, Laïcs vincentiens (parmi lesquels l'AIC, MISEVI, Projet pour l'Homme...).

Etaient dans nos pensées les confrères en mission au Honduras et à Mallorca, ainsi que les employés de notre maison...

 

"Jésus-Christ, est la la Règle de la Mission"

Saint Vincent-de-Paul

 

***

Saint Vincent-de-Paul : Approfondissement doctrinal et pastoral, choix des pauvres, puis l’orientation confirmée : fin 1611 – fin 1617

Il ne nous reste que trois sermons autographes de M. Vincent; ils sont de 1614 à mars ou avril 1616. Nous avons aussi une demande autographe du 20 juin 1616 pour recevoir le pouvoir d’absoudre les cas réservés à l’Évêque lors des confessions générales. En outre nous disposons de divers souvenirs de Vincent, des souvenirs rapportés par les biographes et d’un bon nombre de documents d’Archives.

Il continue ses lectures et ses entretiens avec Bérulle, et il s’associe, à titre d’hôte, aux débuts de l’Oratoire de Jésus, fondé par Bérulle le 11 novembre 1611. Ce ne sont pas des religieux; Bérulle a voulu fonder une association de prêtres séculiers, reliés aux Évêques, dans le but d’être un ferment de réforme du clergé et de faire des missions paroissiales. Vincent va s’imprégner de cet esprit et participer aux Conférences hebdomadaires, pratique qu’il adoptera plus tard dans sa Congrégation et dont il gardera toute sa vie le programme, la méthode et souvent des expressions. Nous avons le témoignage de Jean Jacques Olier : “ il a été à l’école de l’Oratoire ” (Mémoires, manuscrits, volume 2, 1642, folio 255 [425]). D’ailleurs, telle phrase des Conférences de Bérulle (en latin, “Collationes”) sur les pauvres, le 6 mars, le 8 mai et le 8 septembre 1612, pourraient bien être l’écho de Vincent, puisque, comme Vincent plus tard, Bérulle faisait aussi parler ses confrères… (Bérulle, Œuvres Complètes, Cerf 1995, tome I, français, pp. 17, 30, 67, – tome 2, original latin, pp. 21, 31, 63).

Mais entre temps il avait tellement progressé en 1611 que, pour remplacer Bourgoing à la cure de Clichy, village au nord de Paris, parce que celui-ci s’agrège à l’Oratoire, c’est Vincent que Bérulle choisit. Il est donc devenu un prêtre et un pasteur zélé. Même si ses souvenirs tardifs, du 27 juillet 1653, sont un peu enjolivés (S. V. IX, 646), d’autres documents de ces années montrent à la fois son sens pastoral et son exactitude à gérer le temporel de la paroisse, dont il fera restaurer l’église. Le seigneur est parent de Melles de Marillac et Du Fey, qui aideront Vincent plus tard.

Durant ces années, environ 1611-1614, il a vécu une autre expérience spirituelle, capitale : n’arrivant pas à soulager un théologien de ses amis d’une terrible tentation contre la foi, il s’offre à Dieu, s’il le veut, pour la subir à sa place. Et il fut exaucé: le théologien fut délivré, mais Vincent connut la même terrible tentation contre la foi. Cela aussi, il l’a raconté aux confrères sans dire qu’il s’agissait de lui, mais il l’avoua à des confidents. Il n’arrivait même plus à réciter le Credo, alors il l’avait écrit et mis sur sa poitrine, et il y portait la main. Cela dura trois ans, durant lesquels il accomplissait son ministère, visitait les pauvres et les malades et continuait d’étudier.

Il s’en sortit qu’en prenant une résolution ferme et inviolable, pour honorer davantage Jésus-Christ et pour l’imiter plus parfaitement qu’il n’avait encore fait, qui fut de s’adonner toute sa vie pour son amour au service des pauvres (Abelly III, 118-119). Cette promesse peut se situer autour de 1614 ou 1615 – bien avant la confession du paysan de Gannes. Et c’est un tournant capital, décisif.

Mais les revenus ne devaient pas lui suffire : tout en restant curé de Clichy (et jusqu’en 1626), Bérulle lui avait obtenu d’entrer, en fin d’été 1613, dans la grande famille de Monsieur de Gondi, Général des Galères, à titre de précepteur des tout jeunes enfants. Dès le 1er février 1614, il y reçoit le prêt d’un capital de 1800 livres, pour 100 livres de rente, “pour ses urgentes affaires”; nous ne saurons jamais s’il s’agit des frais des procès de Saint Léonard, ou de dons aux pauvres; le prêteur est un financier dont une des deux filles entrera à la Visitation, dont Vincent sera alors le supérieur ecclésiastique, et l’autre fondera avec lui les Filles de la Croix. Le 22 février, il fait un don, ou un remboursement, à Georges Lenfant, sous-diacre d’Angers. Le 28 février il est nommé curé de Gamaches, près de Rouen, présenté par M. De Gondi, baron du Plessis-Écouis, dont dépend cette paroisse; mais il ne semble pas y avoir donné suite. En 1615 il est nommé chanoine d’Écouis, mais il n’y a pas mis les pieds et n’a pas dû en toucher longtemps les revenus. Etc.

Ces grands nobles ont des possessions tout autour de l’Île-de-France, et Vincent suit la famille soit à Paris, soit dans les divers châteaux. Là, à la campagne, il mène une vie de solitaire à la maison, et déjà d’apôtre au dehors. Nous avons le témoignage des “Mémoires” publiés par Abelly, I, chapitre 7 p. 28 (cf. Annexe), mais aussi trois sermons, autographes, les seuls qui nous restent de lui, deux sur la Communion et un sur le catéchisme, probablement en mars 1616.

Entre-temps, vers 1615 ou 1616, profitant d’un séjour de la famille à Joigny, il fait une retraite à la chartreuse voisine de Valprofonde (cf. S. V. II, 107).

Son ministère dans les villages, aidant les curés, consistait en catéchismes, prédications, visites des pauvres et des malades. Comme déjà les jésuites depuis le XVIème siècle, il exhortait les gens à faire une confession générale des péchés de toute leur vie passée, ce qui leur permettait d’avouer des péchés graves qu’ils n’avaient pas osé dire à leur curé. Nous avons encore sa demande autographe du 20 juin 1616 au Vicaire Général de Sens, diocèse dont dépendait Joigny, pour recevoir le pouvoir d’absoudre, lors des confessions générales, les cas réservés à l’Évêque, et l’accord de ces pouvoirs, c’est-à-dire 7 mois avant le sermon de Folleville (cf. S. V. I, 20-21).

Ses sermons nous révèlent un homme au discours encore un peu savant et compliqué, mais solidement instruit et profond, ce qui n’a pas pu se faire en quelques mois. Dans ses deux sermons sur la Communion, il ne cite pas ses sources, mais on y trouve des citations implicites de Saint Grégoire le Grand, Pierre Lombard et Saint Thomas d’Aquin. Son sermon sur le catéchisme fut prononcé à Joigny vers mars 1616, après la prise de possession solennelle du Comté par Philippe-Emmanuel, (phrase barrée par Vincent, sur son manuscrit, et pas notée par l’édition Coste). Il y cite l’Écriture Sainte et les Pères de l’Église, Origène, Saint Basile, Saint Ambroise, Saint Augustin, Saint Cyrille d’Alexandrie, et il donne en exemple les huguenots de La Rochelle, où il va encore, pour ses procès sur Saint-Léonard et pour rencontrer l’oratorien Jacques Gasteaud, qui y catéchise depuis 1600, malgré l’absence de droits des catholiques dans cette ville protestante, et les pratiques de la catéchèse en Italie, en Espagne, et dans les Missions au Canada, au Pérou et au Brésil.

Par la suite, il continuera de citer nommément ou implicitement Pères de l’Église et auteurs spirituels, toujours sans indiquer les références ni l’édition qu’il a consultée, (même lorsqu’il médite sur une lecture de Saint Grégoire prise au Bréviaire, cf. S. V. XIII, 146).

C’est clair, voilà un prêtre qui trouve le temps de lire non seulement de la théologie et de la spiritualité, mais aussi des rapports sur les Missions et l’esprit missionnaire, dès avant 1616.

Le sermon sur le catéchisme contient déjà ce qui sera la pratique constante de ses Missions : d’une part enseigner (ce sera le rôle du Grand Catéchisme, le soir), d’autre part, exhorter (ce sera le rôle du Sermon, le matin) et enfin enseigner et exhorter (ce sera le Petit Catéchisme, en début d’après-midi, pour les enfants, devant les parents).

Dans les sermons sur la Communion se trouvent déjà les points essentiels de sa doctrine : la Sainte Trinité, avec les rôles du Père, du Saint-Esprit et du Fils, le rôle de la Vierge Marie dans l’Incarnation, et bien sûr l’Eucharistie, “vraie base et centre de la religion”.

Voilà les seuls textes qui nous restent d’avant 1617, c’est bien peu, mais ils condensent toute une richesse, qui ne peut lui être venue d’un coup, ils contiennent déjà tout ce qu’il prêchera plus tard et inscrira comme base théologique et spirituelle des Règles Communes de sa Congrégation, aux chapitres II et X. C’est clair, avant 1617 et Folleville, il est déjà donné aux pauvres et à Dieu, dans l’évangélisation.

Sa course aux revenus, qui a connu bien des traverses et des échecs, change peu à peu d’orientation, elle s’intègre dans le service pastoral et déjà un peu missionnaire : il faut assurer la gestion financière de la paroisse de Clichy, et divers dons, comme il en avait déjà fait, soit aux hôpitaux, soit aux pauvres de Clichy et des villages des Gondi; quelques quittances dans diverses Archives semblent l’attester.

Bref, en début 1617, il est déjà missionnaire, et prêt pour l’épanouissement : il va vivre l’événement de Gannes et le sermon de Folleville, en janvier 1617.

En janvier 1617, la famille résidait à Folleville, dont Madame De Gondi était le “seigneur”, au sud-est d’Amiens. Vincent est appelé à Gannes, comme souvent, auprès d’un vieillard malade, il lui propose à lui aussi la confession générale, et cet homme de bonne réputation, qui avait en fait commis de grosses fautes, en est si libéré qu’il le raconte à Madame De Gondi, venue le visiter, lui disant que sans cela, il allait en enfer. Il mourut quelques jours après, en paix. Vincent connaissait cette misère spirituelle depuis plusieurs années, il y remédiait, mais discrètement, car il ne pouvait rien dire, tenu par le secret sacramentel. Madame, elle, découvre cette misère et en est bouleversée

Comme elle n’est pas tenue par le secret, elle en parle et c’est elle qui donne “mission” à Vincent – comme Monsieur à Joigny pour le sermon sur le catéchisme – de prêcher sur la confession générale, ce qui se fait à Folleville le mercredi 25 janvier 1617, jour de la confession de Saint Paul. Il vient tellement de monde pour se confesser qu’il faut appeler à l’aide une paire des jésuites d’Amiens. Cela durera quelques jours et se poursuivra dans les villages voisins. Vincent est très net dans ses deux récits de 1655 et 1658 : il ne parle pas de découverte par lui de la misère spirituelle du peuple des champs, mais il relie explicitement ce travail apostolique en équipe à tout ce qui a suivi, avec les jésuites puis avec quelques bons prêtres, et finalement une Congrégation : c’est bien l’association missionnaire qui a débuté à Folleville. Ce que Vincent a découvert à Folleville, ce n’est pas la misère spirituelle ni la Mission, c’est la nécessité et l’utilité de faire la Mission en équipe avec d’autres prêtres : jamais plus, maintenant, il n’ira seul dans les villages, mais toujours avec d’autres prêtres.

En fait, cet événement de Folleville n’a pris de l’importance pour lui que bien plus tard, comme l’a montré un article du Bulletin des Lazaristes de France de février-mars 1997. Il n’en a guère parlé aux confrères avant 1640. Nous n’en avons que trois récits en manuscrits, directs, et un quatrième dans Abelly, qui combine le troisième avec un autre, disparu. La première mention en est faite par M. Portail, aux Sœurs, le 9 mars 1642. Le 25 janvier 1643, Vincent fait conférence aux Sœurs, il parle des vertus des filles des champs, pas un mot du sermon de Folleville ! Le deuxième récit, par Vincent, le 25 janvier 1655, ne parle pas du paysan de Gannes, mais du “péril de la plupart des gens des villages à l’égard de leur salut” – le 4e récit confirme qu’il y en eut plusieurs, et le 6 décembre 1658, M. Vincent raconte la même chose d’un autre vieillard, qui, lui, revint à la santé. Le troisième récit, du 17 mai 1658, copié par le 4e, est le seul qui parle du paysan qui mourut. Aucun des trois récits directs ne nomme les lieux, sauf Amiens, dans le 2e ; c’est Abelly seul qui nomme Gannes et Folleville, reproduit par M. Coste en S. V. XI, 2-5. Enfin, Vincent ne parle jamais de cet événement ni aux Sœurs ni dans ses lettres, même pas autour des 25 janvier. Nous n’avons plus trace de ce sermon du 25 janvier 1617… Et une seule mention de Gannes…

Cela ne veut pas dire que le fait n’a pas eu lieu, mais que c’est plus tard que Vincent l’a mis en relief, d’une part parce que c’était vraiment une amorce de la Congrégation de la Mission, la découverte de l’importance de faire la mission en équipe et d’autre part en raison du symbolisme de la fête de la Conversion de Saint Paul. Nous avons vu qu’il nous reste d’autres textes, antérieurs à 1617, qui montrent qu’il était déjà un pasteur instruit et zélé, qui avait déjà découvert la misère spirituelle “des pauvres gens des champs” et pratiqué la confession générale.

Bref, Folleville fut vraiment vu par Vincent, apparemment plus tard, comme un événement fondateur, mais pas fondateur de sa conversion, ni de sa découverte de la misère spirituelle des campagnes, c’était fait depuis au moins deux ans et demi, ni fondateur de la Mission : il faisait déjà des sortes de missions. Folleville, il le dit explicitement, est fondateur d’une Association pour la Mission, de la Congrégation de la Mission, le couronnement des orientations déjà prises.

Reste un autre événement fondateur, en août-décembre 1617 : Châtillon-les-Dombes, près de Lyon, où il y a une Société de prêtres, pas du tout dévoyés comme on l’a raconté à Charles Démia 47 ans plus tard. Il est envoyé là en été 1617 par Bérulle, à qui l’Archevêque de Lyon avait demandé “Bourgoing ou quelqu’un de sa portée”, pour rayonner sur la région. Un des premiers dimanches, on lui demande de faire secourir une famille malade et pauvre; c’est la découverte, non pas de la misère matérielle et spirituelle des malades pauvres, ni de l’utilité d’associations de charité, ce qui existait depuis le Moyen-Âge, mais la découverte • d’une part, de la nécessité d’établir une structure, une organisation, du service des pauvres de toute catégorie – et un contrôle exact, • d’autre part, de la nécessité d’agir avec les laïcs, les femmes en l’occurrence, et même de leur laisser l’autonomie, et de leur faire allier service corporel et spirituel.

Maintenant, ou peut le dire pleinement missionnaire, il ne cessera plus de faire et de faire faire des Missions paroissiales, avec les confessions générales et toujours la fondation d’une Confrérie de Charité. Le Règlement des Dames de la Charité de Châtillon contient déjà les formules essentielles de son esprit, : nécessité d’allier vie intérieure et service des pauvres, d’allier pour eux service spirituel et corporel, avec les vertus de charité, humilité, simplicité.

P. Bernard Koch, cm - le 21 octobre 2000

Fête de la Province Lazariste de Barcelona et Visite canonique (Espagne) - 27 janier 2015
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