Saint Grégoire de Nazianze - "Ô toi, l’au-delà de tout !" (Homélie du Fr. Benoît, Augustin de l'Assomption)

Publié le par Patrice Sabater

Saint Grégoire de Nazianze - "Ô toi, l’au-delà de tout !" (Homélie du Fr. Benoît, Augustin de l'Assomption)

Ô toi, l’au-delà de tout !

« Ô toi, l’au-delà de tout, n’est-ce pas là tout ce qu’on peut chanter de toi ?

Quelle hymne te dira, quel langage ? Aucun mot ne t’exprime. A quoi l’esprit s’attachera-t-il ? Tu dépasses toute intelligence. Seul, tu es indicible, car tout ce qui se dit est sorti de toi. Seul, tu es inconnaissable, car tout ce qui se pense est sorti de toi.

Tous les êtres, ceux qui parlent et ceux qui sont muets, te proclament.
Tout les êtres, ceux qui pensent et ceux qui n’ont point de pensée, te rendent hommage.
Le désir universel, l’universel gémissement tend vers toi, tout ce qui est te prie, et vers toi tout être qui pense ton univers fait monter un hymne de silence.

Tout ce qui demeure, demeure par toi ; par toi subsiste l’universel mouvement. De tous les êtres tu es la fin ; tu es tout être, et tu n’en es aucun.

Tu n’es pas un seul être, tu n’es pas leur ensemble.

Tu as tout les noms et comment te nomerai-je, toi seul qu’on ne peut nommer ?
Quel esprit céleste pourra pénétrer les nuées qui couvrent le ciel même ?

Prends pitié,

" Ô toi, l’au-delà de tout, n’est-ce pas tout ce qu’on peut chanter de toi ? »

***

Attribué à Grégoire de Nazianze (329-390), un des trois cappadociens,

Père de l’Eglise  avec Grégoire de Nysse et Basile de Césarée