LIBAN : LES PETITES SOEURS BELGES DE NAZARETH VOUS DISENT MERCI POUR LES PAUVRES DU CAMP DE DBAYEH

Publié le par Patrice Sabater

LIBAN : LES PETITES SOEURS BELGES DE NAZARETH VOUS DISENT MERCI POUR LES PAUVRES DU CAMP DE DBAYEH
LIBAN : LES PETITES SOEURS BELGES DE NAZARETH VOUS DISENT MERCI POUR LES PAUVRES DU CAMP DE DBAYEH
LIBAN : LES PETITES SOEURS BELGES DE NAZARETH VOUS DISENT MERCI POUR LES PAUVRES DU CAMP DE DBAYEH
LIBAN : LES PETITES SOEURS BELGES DE NAZARETH VOUS DISENT MERCI POUR LES PAUVRES DU CAMP DE DBAYEH

LES PETITES SOEURS BELGES DE NAZARETH

VOUS DISENT MERCI POUR LES PAUVRES DU CAMP DE DBAYEH

Les Petites Soeurs de Nazareth : une congrégation belge

Les Petites Soeurs de Nazareth sont nées à Gand (Belgique) en 1966. Notre vie religieuse s’inspire directement de la personnalité de Charles de Foucauld et de sa spiritualité. Charles de Foucauld avait beaucoup médité sur l’humilité extrême de Dieu que manifeste le mystère de l’Incarnation: « Dieu, l’Être, l’Infini, le Parfait, le Créateur tout-puissant, immense, Souverain maître de tout, se faisant homme, s’unissant à une âme et à un corps humains et paraissant sur la terre comme un homme, et comme le dernier des hommes. »

L’idéal de l’ermite de Tamanrasset était de « chercher toujours la dernière des dernières places, pour être aussi petit que mon maître, pour être avec lui, pour marcher derrière lui, pas à pas, en fidèle domestique, fidèle disciple, […] pour vivre avec mon Dieu qui a vécu ainsi toute sa vie et m’en donne un tel exemple dans sa naissance. » C’est ainsi qu’il concevait « l’esprit de Nazareth » qui inspire notre congrégation ; avec son humble enfance à Nazareth, Jésus a donné le ton de toute son existence humaine : « toute sa vie, il n’a fait que descendre, descendre en s’incarnant, descendre en se faisant petit enfant, descendre en obéissant, descendre en se faisant pauvre, délaissé, exilé, persécuté, supplicié, en se mettant toujours à la dernière place. »

Votre don tombe à pic ! La situation ne cesse de se dégrader

Quelle belle surprise que ce don de Solidarité-Orient auquel nous ne nous attendions pas du tout ! Et voilà qu’il nous est arrivé un peu avant Noël ! Merci pour votre sollicitude envers nous… C’est un cadeau de Dieu, car vraiment, les réfugiés chrétiens palestiniens du Liban sont de plus en plus un peuple oublié.

La guerre en Syrie a provoqué l’afflux de très nombreux réfugiés au Liban. Les Palestiniens les ont accueillis cordialement et ne cessent jusqu’à maintenant de tenter de les aider du mieux qu’ils le peuvent. Mais un petit pays comme le Liban ne peut supporter l’arrivée d’un tel nombre de réfugiés. Dans le camp de Dbayeh vivent environ 500 familles palestiniennes et libanaises.

Depuis deux ans, sont venues s’y ajouter environ 200 familles syriennes.

Parfois, deux voire trois familles s’entassent dans une même maison. Les Syriens sont contraints de louer leur logement et doivent payer jusqu’à 300 dollars mensuels pour une chambre. Ils ont donc l’absolue nécessité de trouver du travail s’ils veulent rester ici. Ils acceptent des travaux à très bas salaire, dont ils éjectent ainsi beaucoup de Palestiniens qui se retrouvent à la rue… Pas de travail, signifie pas de revenus au Liban. Les Palestiniens ne jouissent d’aucuns droits. Nombre de professions leur sont exclues et ils ne bénéficient d’aucune sécurité sociale. Il est dès lors problématique de survivre si l’on n’a pas de travail. Le coût de la vie est comparable à ce qu’il est en Belgique. Les frais de scolarité et d’hospitalisation sont particulièrement onéreux. Quantité de familles doivent supporter plus de 300 000 LL, soit quelque 174 €, par mois en frais de médicaments. L’électricité, le générateur, l’eau… tout est payant.

Notre plus gros souci actuel : la scolarisation des enfants

Il n’y a plus d’école pour les Palestiniens dans le camp, l’UNRWA (2) ayant fermé la sienne. Depuis cette année, tous les enfants doivent donc payer des frais de scolarité et de transport. Le coût du bus scolaire varie entre 65 000 et 100 000 livres libanaises (entre 37 et 58 €) par mois. Un père de famille qui a un travail fixe (mais ceux qui ont cette chance ne sont pas très nombreux) peut toucher un salaire mensuel d’environ 1 000 000 de LL (soit 580 €). Cette année, le gouvernement n’a alloué aucun subside aux écoles pour les Palestiniens et les Syriens. En conséquence, les écoles ont refusé d’accueillir les enfants syriens ainsi que les plus jeunes des Palestiniens. De sorte que de plus en plus d’enfants ne sont plus scolarisés. Le soutien post-scolaire est une absolue nécessité pour 80 % des enfants… mais cela aussi coûte très cher ! Maintes familles ne peuvent pas y subvenir financièrement. Beaucoup d’enfants sont ainsi en échec scolaire et, finissent par ne plus fréquenter du tout l’école, avec tous les effets dommageables qui s’ensuivent. Les enfants restent à la maison dans le désœuvrement et accumulent les retards. Nombreux sont ceux qui ne reprendront plus jamais les études. C’est dramatique, car qui ne sait ni lire ni écrire est exposé à être victime de bien des abus dans toutes les situations de la vie. Quant à ceux qui ont fait des études, ils ne cherchent qu’à quitter le pays, car il n’y a pas d’avenir pour eux au Liban. Il en résulte que ne restent que ceux qui ont un faible niveau d’éducation. Ils se marient entre eux et cela n’améliore certainement pas la situation. Aussi le taux d’analphabétisme demeure-t-il important.

Grâce à votre générosité, des pauvres ont pu fêter Noël dans la dignité

Nous, les Petites Soeurs de Nazareth, nous vivons et travaillons parmi les gens. Nous nous efforçons d’être à leur écoute et de répondre à leurs besoins. Mais ceux-ci deviennent chaque jour de plus en plus grand. Les deux semaines avant Noël nous avons été sans eau… L’eau a donc dû être achetée… Les pauvres n’ont-ils pas aussi le droit de fêter Noël ? Merci mille fois pour votre don. Grâce à votre générosité, les plus pauvres des réfugiés chrétiens du camp de Dbayeh ont pu aussi fêter la venue parmi nous de l’Emmanuel !

Un exemple. La semaine avant Noël, un père d’une famille de trois enfants a perdu son travail. Après avoir été employé fidèle dans un restaurant pendant douze ans, il avait eu l’audace de demander à son patron une petite contribution financière pour ses frais de transport. Il fut immédiatement jeté à la porte ! Cette famille avait l’habitude de payer grâce à son salaire les dettes du mois passé. Quel drame ! D’autant plus douloureux à la veille de Noël. Nous avons essayé de trouver de l’aide pour payer les dettes en cours. Les trois enfants peuvent heureusement continuer à fréquenter l’école, du moins provisoirement.

Le papa a tout de suite commencé à chercher un nouveau travail, mais jusqu’ici en vain. Les Palestiniens ne sont presque plus acceptés nulle part. La maman, avec un esprit créatif remarquable, s’est mise à réaliser des décorations de Noël avec des matériaux de récupération. Elle les a mises en dépôt dans les boutiques du camp et a pu en vendre quelques-unes. Avec cet argent, elle a été en mesure d’acheter pour Noël des nouveaux vêtements pour ses enfants. Grâce au don des lecteurs de Solidarité-Orient, cette famille a pu fêter Noël d’une manière décente, mais elle vit dans l’angoisse du lendemain.

Et il y a d’autres familles dans le camp qui, comme elle, sont sans aucuns revenus. Les mères passent des nuits sans sommeil parce qu’elles ne savent pas ce qu’elles donneront à manger à leurs enfants le lendemain, comment elles paieront le bus scolaire, etc. Heureusement, il y a aussi de magnifiques initiatives dans le camp. Deux fois par semaine est organisé un repas distribué à une centaine de personnes. Quatre médecins viennent régulièrement donner des consultations gratuites. L’Université Sainte-Élisabeth de Bratislava (Slovaquie) nous aide pour les médicaments et différents laboratoires offrent la possibilité de faire des examens médicaux à prix très réduits. Tout cela est source de vie pour les gens du camp. Chaque mois, nous parvenons à apporter notre soutien à environ 300 personnes, grâce à des consultations, des examens, des dons de médicaments.

Chers amis, merci de faire ce que vous pourrez pour nous aider à donner une vie décente à ces pauvres réfugiés de Dbayeh.

Sr. Johanna Ghyoot

Petite Soeur de Nazareth, Camp de Dbayeh – Liban

1. L’UNRWA (United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East - Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient), créé en décembre 1949, dispense ses services dans 59 camps de réfugiés palestiniens répartis dans la Bande de Gaza, la Cisjordanie, la Jordanie, le Liban et la Syrie. Il est de loin la plus grande agence des Nations unies et la seule qui soit consacrée à un groupe spécifique de réfugiés.

Source: Bulletin Ass. SOLIDARITE ORIENT (Bruxelles) -  n° 273 (mars 2015)

 

L'Association "Béthanie-Lumières d'Orient" est partenaire

du Camp de Dbayeh depuis 2014.

Elle travaille avec l'Association "Solidarité Orient" (Bruxelles)

 

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