Solennité de la Saint Joseph

Publié le par Patrice Sabater

Saint Joseph,

ce qu’il n’a pas dit..., il l’a fait !!!

168892_10150847371266496_1389391446_n.jpgQuelques mots en ce jour où nous fêtons la figure de Saint Joseph, Galiléen de Nazareth, juif pieux qui demeurait dans la crainte (heureuse) du Seigneur, l’homme de la Foi qui sut accepter ce que nul autre homme n’aurait pu humainement accepter, fiancé et époux de Marie, père sur cette terre de son fils donné et reçu entre ses mains : Jésus.

Joseph le travailleur. Joseph le silencieux. L’homme de la bonne-mort... Joseph l’homme de la méditation de la Parole du Seigneur. Joseph l’homme ajusté à la Parole et à la Volonté de Dieu... Un homme d’espérance et d’amour, fidèle et solide comme un roc. C’est sans doute pour cela que l’Eglise catholique romaine l’a pris comme saint Patron. Il protège l’Eglise par sa foi intangible, par sa paternité solide donnée à son fils et au monde. Il est un roc pur et fidèle qui n’a jamais failli, à la différence de Saint Pierre. Il est celui sur qui on peut s’appuyer, et combien il est heureux que la Commission liturgique francophone ait souhaité associer son nom à celui de1568_381961398560227_1856311462_n.jpg la Vierge Marie, dans la Prière eucharistique ! On parle souvent du Fiat de Marie, mais on oublie celui de Joseph averti en songe (deux fois). On le présente vieux et barbu... La nouvelle iconographie lui préfère un visage jeune, émacié ou peut être glabre, avec une petite barbe ou imberbe, plutôt fin aux muscles un peu épais et aux mains noueuses. Un bel homme de la quarantaine. Un homme qui sait le poids de l’engagement. Ce n’est pas non plus un oisif... Non seulement il travaille, mais il apprend le métier de charpentier à son fils Jésus : le bois, la terre, la pierre, le travail d’ébéniste et de menuisier, le travail des barques. Les mains de Jésus ont vu et touché ces mains qui se fatiguaient au long des jours pour aller vers Marie et caresser la tête de son jeune fils. Des mains fortes pour le travail et des mains solides qui tiennent solidement l’édifice, qui construisent cette Maison de l’accueil et du partage. Sainte Famille cachée de Nazareth dans ce lieu perdu à l’écart des routes principales, dans le tréfonds des entrailles de la terre où viendra surgir la Parole qui s’est creusée dans les veines de l’humus et de la matière. Un jour, quand Jésus lui-même accueillera les enfants, il fera comme le fit son père Joseph avec respect et tendresse.

La Famille vincentienne a choisi Saint Joseph comme Saint Patron de ses Œuvres. Elle ne s’y est pas trompée ! Il fallait bien , pour porter et protéger l’humble logis des pauvres dans les écoles et dispensaires, dans les hôpitaux et collèges, 313741_515059545199791_1863319884_n.jpgdans les prisons et les foyers, dans les maisons d’accueil et dans celles pour tendre la main aux réfugiés..., un tel exemple de sainteté, d’amour, de fidélité, de solidité, de foi et d’espérance.

Saint Joseph, tu es encore là quand la mort guette... Et cette année, à Paris, hélas, nous avons compté plus de 450 personnes connues ou reconnues, mortes dans la rue. En la cathédrale Notre Dame de Paris, leurs noms ont été dit pour la première fois, ou peut-être encore pour la dernière fois ? Accompagne-nous, Bon Patron fidèle et silencieux. Ne nous lâche pas la main, et conduis-nous là où le Père nous conduit pour que nous soyons, comme toi, ajustés à la Parole du Seigneur et à sa divine volonté. Silence, Saint Joseph, n’en dis pas plus... Je vais moi-même essayer d’écouter de me mettre à son école...


Père Patrice Sabater Pardo, cm,

Barcelone, le 18 mars 2014

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