Syrie : « nous avons décidé de prier et jeuner pour la réalisation de Genève II »

Publié le par Patrice Sabater

Mgr-Jeanbart-3.jpgLa Conférence de paix Genève-2 en vue de trouver une solution politique en Syrie se réunira le 22 janvier, les grandes puissances et l’ONU essayant d’amener à une même table opposition et gouvernement de Damas. En trois ans de combats qui ont fait plus de 100.000 morts, selon l’ONU, ce serait la première fois que certaines des parties au conflit armé se retrouveraient autour d’une table de négociations.

Extraits de son interview audio :

« Nous allons préparer Noël en priant et en faisant le jeun de préparation à Noël que nous avons dans notre rite oriental et consacré toutes nos prières, et nos sacrifices pour que cette réunion ait lieu et qu’elle réussisse. »

« Nous sentons que la main de Dieu est en train d’agir. Sa Sainteté le Pape François a fait un très beau travail. Il a bloqué une catastrophe en refusant qu’il y ait une frappe pour la Syrie, ce sont des signes avant-coureurs d’une nouvelle ère de peut-être Paix entre les nations et surtout de réconciliation en Syrie.

Ces signes avant-coureurs nous aident beaucoup à réconforter nos fidèles, surtout à les encourager à rester dans le pays : que ceux qui pensent quitter, émigrer, ajournent leur décision, attendent un peu ce qui va arriver, ce qui va se faire, que nous souhaitons vraiment positif ».

Espoir de Genève

« Ce qui s’est passé à Genève entre l’Iran et les 5+1, a été un signe que la réunion de Genève et ces efforts internationaux donnent un résultat. C’est un point très important de réconfort et de sécurité pour nos fidèles et pour nous même. »

Une bonne nouvelle pour toute la région.

« Toute la région était en grand danger. Si la Syrie coulait, le Liban aurait suivi et puis d’autres pays aussi. Cela aurait été la panique : tout le monde aurait essayé de trouver ailleurs des cieux plus cléments pour vivre et continuer. »

S’il y a une réconciliation, un effort de reconstruction du pays, nous pouvons espérer que nos fidèles resteront dans le pays, que nous continuerons à être présents et à témoigner du Christ dans cette partie du monde où l’Église est née et où l’Église doit renaitre aussi ».

Journée de prière et de jeun pour la Syrie

« Cette journée de prière pour la Syrie a été une « bombe » : cela a éveillé beaucoup de consciences en Europe, de particuliers mais aussi de responsables croyants.

Cela a eu beaucoup d’effets. Je suis persuadé que cette position du Pape a montré que François tenait à cette Paix, qu’il ne voulait pas de frappe, qu’il voulait une solution politique.

C’était un geste prothétique. Il faut être très reconnaissant au St Père pour cette position, cette initiative, qui n’a jamais eu lieu avant : cela a remué les consciences dans le monde entier ».