L’embrasement que promet Assad Menace d’abord le liban…

Nouvelles du Liban...

 

            S’adressant au journal britannique Sunday Telegraph, le Président Bachar el-Assad prévient qu’en cas d’intervention occidentale en Syrie, « Bachar-el-Assad-compresse.jpg ». Tandis que, tout aussi martial dans un sens inverse, le Premier ministre qatari, cheickh Hamad ben Jassem, qui dirige le Comité de la Ligue Arabe chargé du dossier syrien, avertit Damas qu’une « énorme tempête » lui pend au nez s’il n’est pas mis un terme aux violences. (…) Les propos d’Assad inquiètent les Libanais au premier chef. Il les tient en fait régulièrement devant ses visiteurs, ces derniers temps. Surtout après les appels au départ qui ne cessent de lui être adressés de tous côtés. (…) Il est certain que Bachar el-Assad qui évoque déjà un second Afghanistan, essaierait, s’il sentait la fin se rapprocher, de balkaniser la région. C’est-à-dire d’en provoquer la dislocation en mini-Etats ethniques ou confessionnels. Recevant un responsable turc, il lui a déclaré que dans l’heure qui suivrait un premier missile tombant sur Damas, il allumerait des incendies dans la région, ciblant particulièrement les puits de pétrole et les passagers maritimes des tankers. En lançant par ailleurs des salves de centaines d’engins sur

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Tel-Aviv autant que sur le Golan occupé. Ajoutant qu’il demanderait au Hezbollah de s’attaquer à Israël par des opérations que le Mossad ne pourrait pas prévoir. Tandis que son allié iranien frapperait les bâtiments US en rade dans les eaux du Golfe. Les chiites transformant alors les fédayins suicidaires dans tout le monde arabe. Et de conclure qu’il n’hésiterait pas à imiter Samson pour détruire le temple sur la tête de ses ennemis, autant que sur la sienne propre, s’il se voyait condamné à sa perte.

C’est la mention du Hezbollah, dans les propos d’Assad, qui donne le plus à réfléchir sur le plan libanais. On peut en effet se demander si, le cas échéant, et en préparation d’une guerre qu’il lancerait contre Israël pour épauler le régime syrien, ce Parti ne tenterait pas de prendre, par la force, le contrôle du Liban politique. (Et Hassan Nasrallah – leader du Parti de Dieu - de dire) : « Certains veulent précipiter la Syrie dans la partition pour servir le projet US de nouveau Moyen-Orient, que nous avons déchiqueté au Liban, avec le concours de la Syrie, de l’Iran et de tous les frères, au cours de la guerre de juillet. Je dis : loyauté à Jérusalem, loyauté à la Palestine, loyauté au Liban. Ces Libanais qui aident à faire monter la tension en Syrie, qui envoient des armes et qui incitent ne garderont pas le Liban à l’abri. Les développements en Syrie atteindront la région tout entière ».

 

Source : in. Emile Khoury, « L’Orient le Jour », samedi 5 novembre 2011)